Découvrez le témoignage de Didier REYMONDOUX, Directeur Délégué à la Formation Professionnelle et Technologique (DDFPT) au lycée des métiers de la maintenance des matériels « Marcel BARBANCEYS » à Neuvic.

Comment avez-vous connu le projet EVOFIA/PLAPIMA ?
J’ai connu le projet par l’intermédiaire de publications sur les réseaux : vous recherchiez des lieux pour recevoir les « Road Show » ! Ces événements étaient la première étape dont l’objectif était de faire connaitre le projet, mais aussi de faire remonter les besoins en formations des enseignants d’agroéquipement et de maintenance des matériels.
Quels sont les éléments qui vous ont motivé à rejoindre/soutenir cette initiative ?
Le lycée Marcel BARBANCEYS s’est donc positionné pour recevoir le premier « Road Show » regroupant des établissements du centre jusqu’à la Nouvelle Aquitaine en septembre 2024.
A travers ce projet, nous avons perçu l’opportunité de participer ou plutôt de faire participer nos enseignants à des formations en lien avec leurs besoins. L’évolution des technologies étant assez rapides, il n’existe pas de dispositif permettant un tel choix de formation pour les enseignants du domaine.
Ce projet permet également de dynamiser ces formations autour de la maintenance des matériels, de l’agroéquipement et de créer un réseau.

Qu’est-ce que cela implique d’être un « établissement d’accueil » ?
Être établissement d’accueil implique donc de répondre aux sollicitations des formateurs pour recevoir des formations sur site, dans l’établissement. C’est une réelle ouverture vers l’extérieur, que ce soit vers les centres de formations ou vers les professionnels du secteur.
Cela implique également de solliciter son équipe enseignante pour que les enseignants participent à ces formations et notamment celles en lien avec les enjeux de l’établissement.
Quelles ressources devez-vous mobiliser pour cela ?
Afin d’organiser une formation dans son établissement, il faut surtout mobiliser des ressources matérielles. Ces ressources ou matériels peuvent être déjà présents dans l’établissement ou bien être mis à disposition par les professionnels du secteur.
Afin de rendre ses formations plus efficientes, il faut également mettre à disposition une salle avec le matériel de projection traditionnel. Nous avons la chance d’avoir des écrans connectés qui rendent ce type de formations encore plus intéressante.
Dans le cas de formations liées à l’utilisation et aux réglages de machines, il faut également avoir accès à des terrains agricoles afin de pouvoir faire fonctionner le matériel en conditions réelles.
Combien de formations avez-vous accueilli jusqu’ici ?
Nous avons donc accueilli en septembre 2024 le 1er « Road Show ».
Pour l’année scolaire 2025-2026, nous avons organisé et accueilli une première formation sur la thématique du guidage GPS. S’impliquer dans un tel projet nécessite également de prendre ses marques afin de monter en puissance les années suivantes.
Cinq enseignants venus des 4 coins de la France étaient présents sur une durée de 2 jours et demi. La formation s’est déroulée en deux temps avec une prise en main des 2 tracteurs équipés en GPS (un Case IH Vestrum 100 appartenant au Lycée et un John Deere 6R 155 prêté par la société DEFI MAT) puis une partie utilisation et paramétrage sur une prairie prêtée par le lycée agricole Henri QUEUILLE de NEUVIC.
Après ces premières expériences, que pensez-vous de ces interventions ?
Même s’il s’agit d’un début, ces interventions sont intéressantes sur plusieurs points :
- La formation des enseignants sur des matériels récents dont on ne dispose pas forcément encore,
- Une ouverture et une mise en relation avec les professionnels,
- Une mise en lumière du lycée à une échelle nationale…
Etes-vous content de participer à cette initiative ?
Evidemment, nous sommes très heureux de participer à un projet d’une telle envergure. Au début, cela demande un peu de temps pour analyser les besoins et cibler les points forts de l’établissement pour apporter sa contribution à ce grand plan de formation.
Si un autre établissement veut rejoindre l’aventure, pouvez-vous lui indiquer quelle démarche il faut faire ?
Pour venir rejoindre ce projet, il faut s’assurer d’avoir une équipe d’enseignants motivés pour :
- Participer aux formations
- Echanger et participer à alimenter en ressources la plateforme.
Par la suite, il suffit de contacter Didier CARMIEN, le DO de l’Agro-Campus de VESOUL. Les formateurs itinérants sont également une possible porte d’entrée.
Comment vous projetez-vous pour la suite ?
Pour l’année scolaire à venir 2026-2027, 4 formations sont prévues dans notre établissement : l’expérience acquise l’année précédente nous permet de monter en puissance. A travers ce projet, nous avons pu faire la connaissance de personnes qui nous ont permis de tisser des liens pour la suite.
En conclusion, je pense que la formation des enseignants n’a que d’intérêt que si une bonne transmission se fait derrière vers les élèves avec une offre de formation cohérente avec les besoins des professionnels. Notre établissement vient d’intégrer l’Agro-Campus de VESOUL et nous travaillons sur une continuité cette fois ci au niveau des élèves et notamment sur l’enseignement supérieur et post-BTS afin de mettre en commun nos compétences.